Lille
Aménagement d’une chambre d’enfant TDAH
L’ histoire du projet
Concilier sommeil, travail, détente et rangement dans seulement 10 m²
À 9 ans, Louise avait besoin d’une chambre capable de l’accompagner vers le collège puis l’adolescence : un lit plus grand, un véritable espace de travail et davantage de rangements, dans une pièce de seulement 10 m².
Sa configuration compliquait encore l’exercice : longue et étroite, sous combles et traversée par un conduit de cheminée, elle laissait peu de possibilités d’aménagement et les différentes activités de la journée y étaient mal délimitées.
Un autre élément était essentiel : Louise ayant un TDAH diagnostiqué, la conception devait également tenir compte de ses besoins en matière d’attention, de mouvement et de régulation des stimulations.
Notre approche
Structurer l’espace pour rendre la chambre plus lisible, évolutive et adaptée à ses besoins
Le projet s’est construit autour de deux enjeux complémentaires : optimiser chaque mètre carré pour accompagner Louise en grandissant et adapter son environnement à son fonctionnement.
L’objectif n’était pas de créer une « chambre TDAH » standardisée – les besoins diffèrent d’un enfant à l’autre – mais de traduire les besoins identifiés avec la famille en choix d’aménagement concrets.
Des zones clairement identifiées
Dans une petite pièce où plusieurs activités doivent cohabiter, nous avons cherché à rendre chaque fonction immédiatement identifiable : dormir, travailler, se détendre et ranger.
Le lit prend place dans un espace plus enveloppant.
À proximité, une bibliothèque peut être dissimulée derrière un rideau afin de réduire la quantité d’objets visibles lorsque Louise souhaite se reposer.
L’espace de travail est au contraire clairement délimité et visuellement dissocié de la zone sommeil.
Un bureau qui autorise le mouvement
Plutôt que d’imposer une seule posture, le bureau réglable en hauteur permet d’alterner travail assis et debout et d’intégrer le besoin de mouvement au temps de travail.
Les rangements ont également été pensés selon leur usage : certains éléments restent visibles et facilement accessibles pour limiter l’effort nécessaire pour retrouver et ranger les objets, tandis que d’autres peuvent être masqués afin de réduire la stimulation visuelle.
Une ambiance pensée pour durer
L’esthétique devait pouvoir accompagner Louise pendant plusieurs années, sans codes trop enfantins.
L’univers Japandi associe bois, écru, vert amande et rose pâle, dans une palette douce qui réchauffe cette chambre exposée au nord.
Les formes arrondies adoucissent visuellement l’aménagement, tandis que différents niveaux d’éclairage permettent d’adapter l’ambiance aux moments de la journée.
Résultat
Une chambre de 10 m² où chaque fonction trouve sa place : plus lisible, évolutive et pensée autour des besoins de l’enfant plutôt qu’autour d’une solution toute faite.
Le projet montre comment la neuroarchitecture peut enrichir une conception intérieure :
non pas en appliquant une recette universelle au TDAH, mais en observant comment une personne utilise et perçoit son environnement pour adapter l’espace à ses besoins.
Vous souhaitez repenser la chambre de votre enfant ou adolescent pour qu’elle accompagne son évolution et sa façon de vivre ?
En cas de TDAH, d’hypersensibilité ou d’autres besoins particuliers, ces éléments peuvent être intégrés dès la conception afin de construire des solutions adaptées.
Avant / Après





